Petit-déjeuner : 2 années de solidarité mais aussi de durs constats

Extrait JT Bruzz 30/06/2017

Big up aux amis (et à notre députée PTB Claire Geraets) qui sont venus vendredi passé à notre petit-déjeuner hebdomadaire pour les réfugiés qui font la file devant l’office des étrangers. Des dizaines de migrants qui ont fuit la répression en France et le démantèlement de Calais restent près de la gare du Nord et continuent chaque jour de tenter un improbable voyage vers l’Angleterre. De l’autre côté, ceux qui font leur demande d’asile en Belgique ne sont pas forcément mieux lotis.
 
En deux années d’activités, les bénévoles ont aussi récolté de nombreux témoignages qui montrent qu’à de nombreux égards une crise de l’accueil persiste même si elle a changé de forme. Aujourd’hui, les obstacles administratifs se sont multipliés, ils minent le moral des réfugiés et les poussent parfois à la limite du désespoir.
• Le retard dans le traitement des dossiers est énorme : certains réfugiés attendent depuis parfois 2 ans que leur cas soit décidé. Ils restent dans des centres parfois surpeuplé et très éloignés, sans informations et sans occupation, alors que souvent leur famille a dû rester en Turquie ou au Liban et y vit dans l’exploitation et l’insécurité.
• Certains réfugiés doivent se présenter plus de 10 fois à l’office pour des rendez-vous qui finalement n’ont pas lieu, faute de place et d’organisation. Les procédures de regroupement familial ont été allongées et il faut désormais effectuer des tests ADN couteux, quasiment irréalisables dans la pratique et dont on peut juger qu’ils sont contraires à l’éthique.
• De nombreux centres sont fermés, l’accueil est concentré dans des grosses structures éloignées des villes, et les réfugiés sont déplacés plusieurs fois, sans informations, parfois sans tenir compte du régime linguistique et sans considération pour la stabilité des enfants qui allaient à l’école.
• Les décisions positives de statut de protection pour certaines nationalités (irakiens, afghans) deviennent de plus en plus rares. De plus, la procédure Dublin (qui prévoit le renvoi des demandeurs vers le pays d’entrée – la Grèce) est désormais appliquée de manière stricte, ce qui dans les faits allonge encore les délais de plusieurs mois et laisse les réfugiés plongés dans l’incertitude et l’incompréhension. A noter que la Belgique est loin de respecter ses engagements européens en termes de relocalisation : en mai dernier 551 réinstallation depuis la Grèce et l’Italie seulement, pour un objectif de 3 812 fixé en septembre 2015.
 
On reprend dès septembre. N’hésitez pas à nous contacter pour donner un coup de main 😉
 

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